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Grossesse et achat immobilier : comment s'y prendre ?

Vous attendez un bébé ou en avez le projet et souhaitez acquérir votre nouveau logement. Quel timing ?


Tout d’abord félicitations pour cette nouvelle !

Vous êtes peut-être déjà installés dans un appartement qui pourra accueillir confortablement bébé, dans ce cas c’est parfait.

Mais peut-être, qu’au contraire, vous voilà face à une multitude de questions par rapport à votre environnement et à votre cocon que vous n’estimez plus tellement adapté à une vie à trois. Alors que faut-il faire ? Avez-vous le temps de commencer une recherche d’appartement et de déménager avant l’arrivée de bébé ? Est-ce pertinent de se précipiter ou cela peut-il attendre ? 


La grossesse et l’achat immobilier étant tout deux des événements importants et impactants de la vie, il est normal d’espérer les vivre de manière apaisée et en toute conscience. 

Il est important d’observer les difficultés que vous vivez déjà aujourd’hui dans votre appartement afin de pouvoir vous y projeter éventuellement avec un bébé. Demandez-vous simplement si cela vous parait faisable et confortable. 


Il n’est pas forcément nécessaire de déménager tout de suite à l’approche de l’arrivée de bébé. Si vous vous sentez bien dans votre appartement et dans votre quartier, ne vous infligez pas une recherche, un déménagement et des frais supplémentaires immédiatement.

Nul besoin d’avoir une deuxième chambre tout de suite. Durant les premiers mois, bébé pourra très bien s’installer à vos côtés dans votre chambre, cela vous évitera une précipitation et des angoisses inutiles. 


Bien sûr, il est certain qu’il est plus confortable d’être installé dans le logement adéquat dès le début mais cela n’est pas toujours évident ; que ce soit pour des questions financières, de délai, liées à votre situation personnelle ou bien à la conjoncture… 

Pour ça, nous l’avons dit, il n’y a pas de bonne réponse mais vous pouvez tout de même prendre le temps de vous poser les bonnes questions avant de démarrer les recherches. 


Adoptez le bon timing.





Faites un état des lieux de votre logement actuel.



Ressentez-vous une urgence à déménager ? Est-il adapté à l'arrivée d’un bébé ?


Dans le cas où votre logement ne peut confortablement tous vous accueillir avec un nouvel enfant ; trop étroit ou bien nécessiterait des travaux de mise aux normes importants…, il apparaît alors judicieux d’étudier un déménagement avant la naissance. L’espace, nous l’avons dit, n’est pas tant le problème car les premiers mois peuvent être passés ensemble, c'est-à-dire avec son enfant là ou vous dormez actuellement. La sécurité, en est un !

Pour cela vous allez devoir aller à l’essentiel et ne pas perdre de temps en route ! L’aide d’un chasseur dans ce genre de situation se montrera très utile et celui-ci saura vous trouver le cocon parfait en un temps record et vous être de bon conseil surtout dans un délai raccourci.  

  • Vous sentez-vous bien dans votre logement actuel ?


Un bon agencement, de la luminosité, du calme… sont autant de critères qui généralement, nous permettent de créer un véritable cocon que l’on aura du mal à quitter. 

En revanche, un dégât des eaux, des travaux qui n’en finissent plus ou encore un conflit avec un voisin et j’en passe… peuvent tout à fait vous amener à vouloir changer de cap ! 

S’il s’agit simplement d’un fort besoin de nouveauté qui commence nettement à se faire ressentir, alors vous aurez le luxe de choisir de déménager avant ou après, car en réalité, on ne parle pas tant de besoin mais plutôt d’envie. 

Pour ça, rassurez-vous, un nouveau membre dans votre famille comblera très bien ce besoin !


  • Y-a-t-il un ascenseur ? Si, non, en avez-vous besoin ? 


Si c’est votre premier enfant, pensez à l’endroit où vous allez entreposer sa poussette. En effet, si vous n’avez pas d'ascenseur ni de local poussettes/vélos, cela risque d’être compliqué au quotidien surtout si vous vivez en étage élevé. 

Vous pouvez également simplement vous renseigner sur une autorisation éventuelle de laisser la poussette dans un coin de la cage d’escalier. 

Encore faut-il qu’il y ait la place ! 


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Faites l'état des lieux de votre quartier actuel.


  • Vous sentez-vous bien dans votre quartier ? 


  • Le trouvez-vous anxiogène ? Trop bruyant ?


  • Y a-t-il des espaces verts à proximité ? 


  • Y a-t-il des aménagements de jeux pour enfants ? 


  • Qu’en est-il de la largeur des trottoirs pour y faire rouler une poussette au quotidien ?


Cette question s’adresse particulièrement aux habitants d’arrondissements avec du dénivelé et/ou des parties historiques avec des passages exiguës pour les piétons.

Les déplacements et allers et venues de la vie quotidienne peuvent vite devenir fatigants si votre poussette n’est pas adaptée aux aménagements de votre quartier. 


  • Est-ce un quartier qui propose aisément différents modes de garde pour vos enfants ? 


Il existe forcément un mode de garde pour vos enfants proche de chez vous mais certains arrondissements sont mieux lotis quant à l’offre proposée de crèches municipales / assistantes maternelles et par conséquent aux places vacantes. C’est peut-être intéressant de se renseigner et d’intégrer ce critère à votre recherche ! 

Vous aurez également la possibilité d’opter pour le mode de garde partagée mais attention, ce choix est souvent le plus onéreux pour votre budget. 


  • Avez-vous besoin de vos amis et / ou familles à proximité ?  


On a très souvent tendance à privilégier un environnement dans lequel on a toutes nos habitudes et pas mal d’amis à proximité mais on ne pense pas forcément à la famille de prime abord. Or avec l’arrivée d’un enfant, il peut être assez salvateur d’avoir les grands-parents non loin de chez soi. 

Dans tous les cas, pensez simplement à l’ambiance que vous souhaitez et la vie de quartier dont vous avez besoin pour vous sentir chez vous. Si votre lieu de vie vous ravit au quotidien, le reste en sera automatiquement facilité ! 


Préparez votre plan de financement.



  • Etes-vous tous deux en CDI ?


En France, le CDI reste une valeur rassurante pour les organismes financiers susceptibles de financer votre projet d’achat immobilier. 

Rassurez-vous, il existe des moyens de parvenir à vos fins en exerçant sous le statut d’entrepreneur ou de profession libérale. Si vous avez des contacts, il peut être intéressant de se renseigner auprès de structures plus petites en régions qui, bien sûr, analyseront votre situation professionnelle et financière mais qui accorderont également une importance plus accrue à la relation et à la confiance que vous tisserez avec elles. 


Toutefois, pour une comparaison complète au sein de la même ville, l’aide d’un courtier en financement bancaire se révèlera toujours pertinente.


  • Avez-vous validé votre période d’essai ?


C’est nécessaire pour pouvoir emprunter. Les banques ne vous accorderont pas leur confiance si votre emploi n’est pas validé. Cela reste encore un prérequis qu’il est encore difficile de contourner. 


  • Avez-vous bien l’intention de conserver votre poste dans les prochains mois à venir ? 


Pour les mêmes raisons que précédemment, si vous prévoyez un changement de poste prochain, ne cumulez pas trop d’enjeux sans les imbriquer ensemble dans votre raisonnement. Un changement d’emploi s’accompagne généralement d’une nouvelle période d’essai qui paralyse un temps votre capacité à vous endetter. Repousser votre évolution professionnelle ou bien votre projet immobilier.




  • Avez-vous défini précisément votre budget maximal pour ce projet ? 


Un courtier en financement est un bon allié dans la réussite de votre projet immobilier. Si vous empruntez, celui-ci sera à même de comparer les offres entre différents organismes financiers et peut souvent vous obtenir un prêt à des conditions plus avantageuses. Rappel : la qualité d’un financement ne se mesure pas uniquement par son taux d'intérêt (voir notre article: le financement de votre projet immobilier, un enjeux clé. )



Comment se porte le marché immobilier ?



  • Y a t-il un volume important de biens vous permettant d’avoir le choix ?


Le nombre de biens mis en vente sur le marché est un très bon indicateur de l’état du marché néanmoins attention aux périodes habituellement plus calmes. L’immobilier vit énormément en fonction des cycles et des saisons. On sait qu’en été et au mois de décembre, le marché va être plus calme que le reste du temps. On remarque également qu’il y a un regain d’activité au printemps, avec l’arrivée des beaux jours notamment, qui donne souvent envie de renouveau et permet de s’organiser afin d’être installé pour la rentrée scolaire de septembre.

   

  • Sauf si vous faites appel à un expert immobilier pour vous accompagner dans votre recherche, c’est une question à laquelle vous ne pourrez pas répondre précisément. Cependant, fiez-vous à votre sens de l’observation : constatez vous que le volume de biens est plus ou élevé que ce que vous avez pu constater en comparaison à une autre période. Ne vous faites pas piéger non plus par les moment historiquement très pauvres en nouvelle parutions d’annonces immobilières en fin d’année scolaire et calendaire.


  • Le marché est-il tendu ? Et vous oblige donc à vous montrer réactif en tous points ?


Nous sortons d’une longue période durant laquelle le marché parisien était très tendu, il a quelque peu changé de facette depuis la période covid permettant aux acquéreurs de prendre un peu plus leur temps pour la réflexion et/ou la négociation. Les prix ont légèrement baissé mais attention, pas sur tous les types de biens. Seuls les appartements dits “standards” ou sans critère objectif offrant un réel atout (c'est-à dire étage bas, manque d’ascenseur, pas de vue particulière, vis à vis, quartier non prisé…) ont vu leur prix diminuer. Les appartements avec un critère dit exceptionnel ou même haut de gamme ont vu, pour leur part, leur prix augmenter ou dans le meilleur des cas stagner. 


En période tendue, les acquéreurs se bousculent et doivent donc faire preuve de réactivité dès la visite de l’appartement jusqu’à la prise de décision pour faire une offre. Situation pouvant être très anxiogène surtout lorsque l’on prend conscience du budget dont il est question ! C’est pourquoi, il est important d’être prêt notamment sur son propre cahier des charges et de pouvoir en discuter et débriefer correctement avec une personne adéquate après chaque visite. Notez que plus votre zone de recherche sera prisée et vos critères exigeants plus vous serez confrontés à la pression engendrée par la concurrence. 


Cela dépend de votre zone de recherche, de la typologie du bien que vous recherchez et de la conjoncture. Lire des articles sur l’actualité immobilière sur les grands portails immobiliers nationaux peut vous mettre sur la piste.

  • A quel niveau sont les prix de vente ?


Tout dépend de votre projet, s’il s’agit d’un besoin de résidence principale ou simplement d’un investissement mais il est toujours utile d'observer l’évolution des prix sur plusieurs mois pour vous décider avant de vous lancer dans la recherche.  

Gare cependant aux bases de données que vous consultez, les chiffres indiqués concernent souvent une période datant de quelques mois et ne prennent pas en compte les honoraires d’agence. 


  • Y a-t-il des possibilités de négociation ?


Comme on l’a expliqué plus haut, tout dépend de la tension du marché et des caractéristiques principales du bien. Bravo si vous réussissez à négocier le prix mais attention à ne pas prendre de risque inutile non plus. Surtout si vous avez eu un vrai coup de cœur. C’est agréable et satisfaisant psychologiquement d’imaginer ne serait-ce qu’une petite négociation, c’est certain. Mais n’oubliez pas de relativiser. Essayez plutôt d’estimer votre taux de regret dans le cas où vous perdriez l’appartement plutôt que l’inverse pour savoir si cela vaut le coup.   



Le marché immobilier n’est pas constamment dans sa meilleure forme, c’est une évidence. La conjoncture peut donc altérer fortement le délai que vous souhaitiez accorder à votre projet immobilier. Un faible volume de biens existant sur le marché peut malencontreusement vous contraindre à rallonger votre délai de recherche ; il est parfois difficile de trouver chaussure à son pied dans un contexte difficile.  Aussi, les conditions d’accès à l’emprunt bancaire peuvent s’avérer être un obstacle de plus, surtout en ce moment où l’on remarque qu’une grande majorité de primo accédants se voient refuser l’accès à la propriété ; les critères d’octroi ayant été fortement durcis. 


L’impact des émotions liées à la grossesse sur votre projet d’achat immobilier.


Une acquisition immobilière, lorsqu’il s’agit de la première peut être un moment assez stressant pendant lequel on passe par des phases d’hésitation, de crainte, de questionnements.

Cumuler la temporalité et les difficultés de la recherche avec un début de grossesse peut, avec du recul, apparaître comme délicat et précipité car les décisions ne seraient pas forcément prises en toute conscience. Et je sais de quoi je parle ! ;). Il se trouve que j’ai la fâcheuse tendance à agir rapidement et pour la première fois j’ai fait l’acquisition d’une maison tout en débutant une deuxième grossesse. Ce n’est pas de tout repos !

Pendant cette période, les réactions peuvent parfois être influencées par des critères tout à fait extérieurs au projet. Bien-sûr, pas chez toutes :). A vous de juger en fonction de votre ressenti.

Une chose est sûre, le projet bébé, même si l’on fait tout pour l’organiser un minimum ne se concrétise pas selon notre bon vouloir et peut prendre plus de temps qu’espéré. Alors parfois, mieux vaut ne pas tout conditionner à ses dépends.

Il n’y a pas forcément de bon timing pour corréler votre achat immobilier et votre projet bébé. Ce qui compte c’est que vous soyez en accord avec vos envies et ressentis et que vous gardiez une part de rationalité dans vos réflexions. Prenez bien le temps de faire l’état des lieux de la situation actuelle simplement pour évaluer l’urgence du projet d’acquisition et le reste en découlera de manière évidente.


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